Victor Lustig, l'homme qui a vendu la Tour Eiffel | Les Coulisses de l'Histoire
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16 Avr Victor Lustig, l’homme qui a vendu la Tour Eiffel

La Tour Eiffel, d’abord décriée par les intellectuels durant sa construction,  est aujourd’hui le plus emblématique des monuments parisiens. Ce que l’on sait moins, c’est que la Tour Eiffel a été bradée à des ferrailleurs en 1925.

A cette époque, Victor Lustig, un escroc notoire,  cherche à monter un gros coup. La presse raconte à l’époque que l’Etat a du mal à entretenir la Tour Eiffel. En effet, la Dame de Fer est dans un état déplorable 36 ans après sa construction.

Victor Lustig trouve son idée : il va vendre le monument le plus célèbre de France. Il invite 5 ferrailleurs français à l’hôtel Crillon, place de la Concorde. Dans ce décor de millionnaires, il se fait passer pour un haut-fonctionnaire mandaté pour organiser le démontage et la revente des 7 000 tonnes de fer de la tour. Il dit aux ferrailleurs que c’est en eux que l’Etat a décidé de placer sa confiance mais il leur dit qu’il est inutile de rendre publique cette affaire délicate. Victor Lustig stimule la concurrence : un seul d’entre eux sera sélectionné. Pour ferrer définitivement ses proies, il les conduit en limousine jusqu’au monument. L’escroc brandit une fausse carte ministérielle au guichet pour passer devant tout le monde et ça marche. La visite s’effectue en grande pompe. Victor en profite pour repérer la proie la plus crédule et son choix se porte sur André Poisson, le plus timide des 5. Quelques jours plus tard, il lui annonce qu’il est en passe d’être sélectionné. Quand le ferrailleur hésite, Victor sur le ton de la confidence lui fait comprendre qu’un peu d’argent donné de main à main le convaincrait de placer son nom en haut de la liste. Un pot-de-vin, voilà qui rassure Mr Poisson, habitué à la corruption chez les fonctionnaires de la Troisième République. Il est alors convaincu de la crédibilité de son interlocuteur. André Poisson paye donc en espèces Victor Lustig. Quand il commence à se poser des questions, il est trop tard, Victor Lustig s’est enfui à Vienne les poches pleines de billets. La victime, honteuse, ne dira rien.

Victor Lustig  récidive quelque temps après, et réussit de nouveau à trouver un acheteur pour la Tour Eiffel. Mais cette fois-ci, sa victime fait un tel scandale en découvrant le pot-aux-roses, que le malfrat est obligé de prendre la fuite précipitamment vers les Etats-Unis.

Photo de couverture : vue aérienne de Paris lors de l’exposition universelle de 1889 – Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C. 20540 USA (LC-USZ62-94571)

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